Affinités artistiques

Parmi les riches correspondances entretenues avec ses contemporains, quatre personnalités artistiques se dégagent. Steven-Paul Robert est l’ami d’enfance, le confident, partagé entre Paris et la Suisse romande, celui au regard duquel il forme son projet d’homme de lettres. René Auberjonois est une figure d’autorité, celui qui a su trouver une voie après Hodler, dans le sillage de Cézanne, et que Roud défend lorsque son ami peint l’abbaye du Dézaley en 1935 est contesté pour les déformations anatomiques du nu féminin. Le dialogue d’un quart de siècle avec Gérard de Palézieux, depuis 1951, est enrichi par des échanges de poèmes et d’œuvres graphiques. Jean Lecoultre, jeune poète fasciné par le surréalisme, contacte le « Maître » en 1946. En 1959, dans sa préface à Dix pochoirs, Roud évoque le mystère de la vocation artistique, joué, trente ans plus tôt, dans ses échanges avec l’ami Robert.

Gustave Roud, René Auberjonois devant un potager, Jorat, 9.8.1943, Fonds photographique Gustave Roud, BCU/Lausanne.