Le traducteur

La traduction, principalement de l’allemand, tient une place importante dans le travail d’écriture de Gustave Roud. S’il qualifiait d’« alimentaires » certains des travaux de commande destinés à diverses revues – généralement à l’instigation de l’éditeur Mermod –,  ses traductions des romantiques allemands s’inscrivent incontestablement dans sa propre démarche poétique. Reconnaissant dans les œuvres traduites la trace des expériences qui animent sa propre poésie – la quête de la Présence, les signes d’un paradis perdu –, Roud fut notamment un remarquable traducteur de Novalis (Les Disciples à Saïs), d’Hölderlin, de Rilke (Lettres à un jeune poète) et de Trakl (Vingt-quatre Poèmes).

Gustave Roud, Essais de traduction de Höderlin, Fonds Gustave Roud, CRLR.

Orientations de lecture 

Outre les publications en volumes des œuvres de Novalis, Hölderlin, Rilke et Trakl, on trouvera une partie des poèmes parus en revue ainsi que certains inédits dans les Traductions éparses publiées par Philippe Jaccottet (Cahiers Gustave Roud,
n°3).

Pour une introduction aux enjeux des traductions roudiennes, on consultera avec profit : Claire Jaquier, Cahiers Gustave Roud, n°5 ; Irene Weber Henking, Cahiers Gustave Roud, n°15.